Sur les longues routes du grand Ouest, le temps défile lentement. Il est votre.
Sur les longues routes du grand Ouest, il est possible de prendre ce temps. Il faut le prendre pour comprendre l’ampleur du territoire qui ne représente qu’un état.
L’état du Montana.
Vastes plaines et chaines de montagnes dénuées d’habitants. Peuplées à majorité de grizzlis et de gigantesques élans. L'imagination y trouve son terrain de jeu. Et, quand la peur et l’excitation prennent feu, l'absurdité de l’histoire qu’elles composent devient terrifiante. Dantesque, l’histoire devient vivante.
Sur les longues routes du grand Ouest, les petits villes défilent. Elles se ressemblent et se suivent, immobiles. Repère des criminels en fuite. La horde d’animaux sauvages et les barrières forestières court-circuitent. L’état de la liberté dit-on. L’état des délaissés, de ceux qui vivent dans une autre dimension.
Parallèle à la votre.
Ils ont meublé l’espace avec les meubles des autres. Les murs sont les montagnes, elles sont les fondations de leur tranquillité. La maison n’est qu’un endroit de passage dans toute cette immensité. La plaine est leur salon et la rivière le lit de leur esprit. Esprit, qui plane non loin des sommets, au-dessus de la terre du libre bandit.